Lancer une campagne de crowdfunding, c’est pas évident. Loin d’être une solution de facilité, c’est un choix qui se réfléchit mûrement, et se prépare.

Le crowdfunding, c’est quoi ?

Commençons par une définition. Le crowdfunding (littéralement, financement par la foule) se traduit par financement participatif : on fait appel à son entourage, sa cible, pour financer un projet en leur proposant une contrepartie (physique ou symbolique).

Pourquoi avoir recours à un crowdfunding ?

Dans notre cas, nous avons lancé une campagne de financement participatif pour La Cour des Grands, afin de nous aider à financer la production de notre première collection.
Nous avons financé sur fonds propres la création des modèles, des patrons, de nos propres tailles, l’achat des tissus, la confection des prototypes, nos participations à des shootings photo et autres événements. Nous arrivons presque (déjà) à un total de 10 000 €.
Nous avons à peu près la même somme à dépenser pour lancer la production de la collection été : c’est là que nous avons besoin d’aide.

Il ne s’agit pas d’un don, puisque nous proposons de nous aider en pré-commandant vos vêtements à un tarif préférentiel. Cliquez ici pour voir notre campagne Ulule.

Le top 5 des difficultés du crowdfunding

Nous sommes encore en cours de campagne, mais nous avons déjà identifié 10 grosses difficultés, avec plus ou moins d’humour 🙂

  • Tes amis ont peur de te parler : c’est un fait, pendant 30 ou 45 jours, tu penses crowdfunding, tu vis crowdfunding, et donc tu ne parles (presque) que de crowdfunding. Résultat, tes proches n’osent plus t’adresser la parole s’ils n’ont pas pu participer.
  • Tu as peur des les saouler à ne parler que de ça : ce deuxième point découle du premier. Tu te sens mal à l’aise, encore plus si tu as une relation tendue à l’argent, car tu dois en parler librement, dès que tu en as l’occasion.
  • Croire que tu fais une campagne pour demander des sous : il en faut déjà beaucoup avant ! Et oui, entre les investissements pour présenter ton projet concrètement, et les dépenses pour le présenter (vidéo professionnelle, shooting photo, création d’un site internet…), tu auras déjà dû pas mal dépenser avant de demander de l’argent !
  • Apprendre le self-control : même si certains jours tu auras envie de crier à la terre entière “bordel, aidez-nous !”, il faudra se calmer et toujours rester positif sans jamais montrer que tu baisses parfois les bras.
  • Accepter d’être vulnérable : tu vas devoir te mettre à nu en public en exposant ton idée, tes recherches, tes dépenses, ton image aussi. Et cette campagne sera un succès – ou un échec – devant témoins. Il faudra apprendre à rebondir sans être paralysé par la gêne si toutefois tu n’atteins pas tes objectifs.

Et vous, quelles difficultés avez-vous identifié lors d’une campagne de financement participatif ?