Je m’appelle Laurie, j’ai 26 ans et je suis ce qu’on appelle souvent une working mum. Je n’étais pas prédestinée à l’entrepreneuriat : autour de moi, personne n’avait créé de société ou été indépendant, j’ai été bercée par le modèle classique et la rengaine “on est bien obligé de travailler”.

Avoir un poste salarié, rassurant et stable, était le Graal à atteindre, et je ne me posais pas vraiment de questions.

J’ai commencé des études de Lettres pour devenir professeur. J’étais absolument passionnée par tout ce que j’apprenais, mais petit à petit, j’ai commencé à me demander si c’était vraiment ce dont j’avais envie. En troisième année, alors que j’avais validé tous mes semestres jusqu’à présent et que la licence n’était qu’une formalité, j’ai tout quitté pour entrer dans la vie active. J’ai trouvé une annonce, un peu par hasard, pour être agent immobilier. J’ai adoré sortir de ma zone de confort et me former sur le terrain pour comprendre les rouages du métier. Après quelques mois (et un bébé), j’ai changé de direction pour créer ma propre société dans l’événementiel (des journées bien être et beauté avec garderie, pour les mamans). Ça a été un véritable échec : j’ai choisi de commencer en société directement, je n’avais aucune connaissance en gestion d’entreprise, j’avais fait un business plan en remplissant les cases au hasard. Résultat, je dépensais plus d’argent que je n’en gagnais.

Sur la fin, j’ai été confrontée à un vrai problème : le concept plaisait, il prenait enfin, mais je n’avais plus aucune trésorerie pour avancer les frais d’organisation.

J’ai donc décidé de dissoudre la société et de chercher un travail salarié. J’ai été embauchée comme rédactrice web, et j’ai tenu 11 mois. J’ai quitté ce travail en larmes, en demandant une rupture conventionnelle pour ne plus me sentir étouffée, enfermée dans ce quotidien beaucoup trop pesant pour moi du métro-boulot-dodo.
J’ai pris quelques mois “off” pour profiter de ma fille, la voir grandir, réfléchir à ce dont j’avais envie. La rédaction me plaisait, je commençais à bien connaître et maîtriser les réseaux sociaux, j’avais cette expérience événementielle, et l’idée de travailler dans la communication a fait son chemin. La veille de Noël, alors que je traversais une phase très difficile (je venais de me faire opérer d’une grossesse extra utérine avancée), j’ai été contactée par une société pour qu’ils externalisent une partie de leur service communication/marketing.

J’ai vu ça comme un signe et quelques jours plus tard, j’ai ouvert ma micro entreprise.

Cette activité a duré 2 ans à temps complet. Avec un enfant en plus, et l’envie d’acheter une maison à nous, j’avais toujours envie d’évoluer dans ce secteur, mais la sécurité d’un emploi salarié était de plus en plus tentante. Alors que j’étais en plein questionnements, j’ai reçu une proposition d’emploi, pas loin de chez moi, pour un poste de responsable webmarketing qui me correspondait bien. Je me suis présentée, le courant est passé et la semaine suivante, je commençais mon nouveau poste. Et là encore, j’ai tenu 11 mois, comme si c’était mon maximum. En occupant ce poste, j’ai l’impression d’avoir vu de façon intensive tout ce que j’avais appris en tant qu’indépendante, et pour la première fois, je me suis sentie lassée, comme si j’avais fait le tour de ce métier.

J’ai pris conscience que je n’avais plus envie de passer mes journées à communiquer pour les autres, à essayer de vendre des choses dénuées de sens.

J’ai eu envie de renouveau : j’ai alors rassemblé mes capacités à communiquer avec ma soif d’entreprendre, j’ai embarqué mon mari dans l’aventure, et j’ai réfléchi à ce qu’on pourrait faire ensemble…

Pour lire son rapport à l’entrepreneuriat, c’est par ici.

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